UFC Que Choisir de Nancy et environs

Au Midem, les majors verrouillent le marché du disque

Les majors verrouillent l’usage des œuvres et des matériels légalement achetés au détriment des consommateurs

EMI Music, BMG, Warner… continuent de bafouer les droits du public en posant des logiciels de verrouillage sur les CD. Verrouillage illégal et inique : illisibilité sur certains lecteurs, impossibilité de transporter le CD sur un baladeur numérique, de le copier sur un mini-disc… La grande majorité des baladeurs numériques achetée aujourd’hui (dont l’I-Pod) ne sont pas et ne seront jamais compatibles avec les sites légaux de ventes en ligne, y compris ceux détenus par les majors.

Les majors verrouillent l’accès aux œuvres et la diffusion

Les majors ont sciemment choisi une diffusion très concentrée pour valoriser des albums « vache à lait » au détriment de la diversité culturelle et de l’exploitation de niches musicales économiquement viables. Par ailleurs, elles ont passé des accords commerciaux avec les grands médias (radios privées, chaîne musicale…) pour limiter la diversité de la diffusion et accroître la rentabilité des albums « vache à Lait ». Aujourd’hui, 5 % des sorties occupent 95 % du temps d’antenne. En accord avec la grande distribution, les majors ont sciemment banalisé et dévalorisé le support disque et ont considérablement réduit la diversité de l’offre en magasin. Les majors verrouillent l’innovation

Le disque est apparût en 1985. Depuis cette date, il ne lui a été apporté aucune innovation, ni sur la forme, ni sur le fond.

Les majors gardent encore l’exclusivité de leur catalogue pour leur propre plate-forme en ligne et abusent de leur droit exclusif sur les œuvres et donc sur les artistes pour ralentir le développement d’offres en ligne innovantes.

Dans l’ère numérique, l’UFC-Que Choisir fera respecter le droit à la diversité culturelle, le droit d’user et de bénéficier équitablement des progrès de la technique et des œuvres légalement acquises.

Pour ces raisons, l’ UFC-Que Choisir vient de se constituer partie civile auprès du juge d’instruction saisi pour tromperie par la DDCCRF des Hauts de Seine à l’encontre d’EMI Music France.
L’association est aussi en attente de décisions dans deux autres affaires à l’encontre d’EMI Music France et Warner Music France pour violation du droit à la copie privée.

Document publié le 26-01-2004

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