UFC Que Choisir de Nancy et environs

Fièvre aphteuse : les consommateurs demandent l’origine des ovins

Certes, a priori, la fièvre aphteuse des bestiaux n’est pas dangereuse pour les humains, cependant, il est naturel que les consommateurs, échaudés par les nombreuses crises sanitaires des derniers mois et par la couverture médiatique importante de celle-ci, s’interrogent sur leur alimentation. 

Les pouvoirs publics français et européens ont pris des mesures de précaution. Celles-ci s’imposaient-elles ? Ce n’est pas à l’UFC-Que Choisir d’y répondre mais, c’est aux associations de consommateurs de dire qu’il ne faut pas que les intérêts économiques priment encore une fois sur la santé des consommateurs. 

Or, l’épizootie de fièvre aphteuse met à nouveau en lumière le besoin d’information des consommateurs sur l’origine des produits alimentaires qu’ils consomment. 

Comme nous l’indiquent nos adhérents et nos abonnés, l’origine des produits alimentaires et notamment de la viande, est une demande constante des consommateurs. Ceux-ci estiment aujourd’hui, en matière d’ovins, que cette information est nécessaire. 

D’ailleurs, la France ne produit que 40% des ovins qu’elle consomme et est tributaire en particulier de la Grande-Bretagne, de l’Irlande et de la Nouvelle-Zélande pour le reste de sa consommation. Les Français ont donc plus d’une chance sur deux de consommer de l’agneau et du mouton venus de l’étranger. 

Si les produits néo-zélandais indiquent bien souvent l’origine (puisque ce sont des produits en majorité surgelés ou sous vide), cette indication est absente pour les autres ovins vendus en France dans les rayons frais. 

Nous demandons donc que les professionnels et les pouvoirs publics s’accordent enfin pour que l’indication de l’origine soit obligatoire sur les ovins et conseillons aux consommateurs, s’ils ont des doutes, de demander l’origine des produits et de ne consommer que de l’agneau et du mouton dont ils se sont assurés qu’ils sont soit français, soit néo-zélandais (deux pays exempts de la maladie pour le moment). 

Enfin, l’Europe, pour une fois, prendrait ses responsabilités en réglementant l’indication de l’origine sur ces produits carnés. 

Document publié le 08-03-2001

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