UFC Que Choisir de Nancy et environs

1894 - Le vagabondage

Le gouvernement se préoccupe depuis longtemps de cette délicate question du vagabondage et il recherche les moyens propres à améliorer la situation dont se plaignent, non sans raison, les habitants des campagnes.

Mais, même dans l'état actuel de la législation, il serait possible de parvenir à diminuer sensiblement le nombre de vagabonds si les intéressés s'appliquaient à prêter à l'autorité tout le concours qu'ils lui doivent. La circulaire ministérielle du 29 juin 1889, insérée au n° 13 du recueil des actes administratifs de la même année, vous invitait à signaler la présence des vagabonds et la direction par eux prise, quand ceux-ci n'avaient pu être arrêtés sur le territoire de votre commune.

Je crois devoir réitérer cette invitation et j'insiste auprès de vous, Messieurs, de la façon la plus pressante, pour que vous engagiez tous ceux qui habitent en dehors de l'agglomération chef lieu à révéler la présence dans la localité ou ils sont fixés, des gens sans aveu et, d'autre part pour qu'il sot procédé à leur interrogatoire et, s'il y a lieu, à leur remise entre les mains de la force publique.

Enfin, vous appellerez l'attention des agents de la force publique ( commissaires de police, agents, gardes champêtres, etc.) sur la nécessité d'apporter encore plus de soin que jamais à la surveillance de leur circonscription - Dans les conditions actuelles, cette surveillance doit être d'autant plus étroite que parmi les nomades de toutes catégories qui errent à travers le pays, se dissimulent des individus dangereux dont il importe d'observer les agissements et les menées anarchistes.

J'ai lieu d'espérer que votre zèle, celui des agents de la force publique et des habitants eux-mêmes amènera promptement la diminution du nombre des vagabonds. - L'autorité judiciaire est, d'ailleurs résolue à coopérer à ce résultat en apportant toute la sévérité possible dans la répression du délit de vagabondage.

Agréez, Messieurs, L'expression de ma considération très distinguée

Le Préfet, Léon STEHELIN

Document publié le 01-01-2004

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