UFC Que Choisir de Nancy et environs

1853 - La surveillance des délinquants

Nancy, le 26 juillet 1853.

MESSIEURS,

J'ai eu lieu de remarquer que la surveillance que vous êtes appelés à exercer sur les condamnés libérés laissait beaucoup à désirer. Je viens donc vous prier de vous bien pénétrer de nouveau de l'esprit des instructions qui vous ont déjà été adressées concernant les individus soumis à la surveillance.

Aussitôt qu'un condamné arrive dans vos communes, vous devez m'en informer directement pour l'arrondissement de Nancy, et par l'intermédiaire de MM. les Sous-Préfets, pour les quatre autres arron­dissements, en me transmettant son passe-port qui doit demeurer déposé dans mes bureaux.

Veuillez vous rappeler, Messieurs, qu'aucun de ces individus ne doit quitter le lieu de sa résidence sans mon autorisation spéciale. Vous ne pourriez donc dans aucun cas donner vous-mêmes cette autorisation, sans engager fortement votre responsabilité.

Je vous prie également, Messieurs, de vouloir bien vous assurer, tous les huit jours, à l'aide du contrôle qui vous paraîtra le plus simple, de la présence des condamnés dans vos communes. Si quelqu'un d'eux venait à disparaître ou même à s'éloigner momentanément, vous auriez à m'en informer sur-le-champ, comme aussi de tous les décès qui pourraient survenir dans ce personnel.

J'appelle, Messieurs, toute votre sollicitude sur l'exécution des me­sures que je viens de vous indiquer, et dont vous comprendrez, je n'en doute pas, l'importance et la nécessité.

Recevez, Messieurs, l'assurance de ma considération très-distin­guée.

Pour le Préfet, en congé, le Conseiller de préfecture, Secrétaire général, délégué,

MAMELLE.

Document publié le 01-01-2004

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