UFC Que Choisir de Nancy et environs

1825 - Le financement de la statue de STANISLAS

Nancy, le 16 juillet 1825.

MESSIEURS, je viens d'adresser à M. le receveur général de ce département des états par commune de souscriptions of­fertes pour le monument à élever à STANISLAS et dont le mon­tant n'a point encore été réalisé, en le priant de les faire recou­vrer, le plus promptement possible, par MM. les percepteurs. Je compte sur tous leurs soins à cet égard et je les invite à faire en sorte que ce recouvrement soit effectué et versé à la recette générale pour le 1er septembre prochain au plus tard.

Les conseils municipaux d'un grand nombre de communes ont voté des fonds sur les caisses communales pour le monu­ment dont il s'agit. Les états que j'adresse à M. le Receveur-­général comprennent celles de ces sommes non encore réalisées. Quelques conseils municipaux ont mis la restriction, que la somme qu'ils votaient serait payée en 2 ou 3 années ; d'autres à qui leurs ressources permettaient de faire acquit­ter de suite le montant de leur vote, n’y ont mis aucune réserve, et ce qu'ils ont ainsi voté, est exigible dès à présent. De quelque manière que le vote des conseils municipaux ait eu lieu, j'invite MM. les Percepteurs à faire de suite , le versement à la recette particulière de leur arrondissement de la portion échue des sommes votées par les conseils mu­nicipaux, en les prenant sur les fonds libres de l'exercice 1825.

Je leur recommande de joindre à chacun de leurs versemens un état nominatif des souscripteurs dont ils auront réalisé les souscriptions, ainsi que cela est prescrit par l'art. 9 de l'arrêté du 12 mai 1823.

La situation des souscriptions, offertes jusqu'aujourd'hui donne l'espoir de pouvoir bientôt réaliser un voeu bien cher à toute la Lorraine, toutefois elles ne sont point encore suffisantes pour élever un monument qui soit digne de son objet, et j'invite MM. les Sous-Préfets et Maires du département à user en­core de leur influence pour obtenir des souscriptions des personnes qui auraient pu attendre pour souscrire, que l'érection du monument ne fût plus incertaine. Il n'est pas un véritable Lorrain qui n'aimera à se glorifier d'avoir donné un témoignage de reconnaissance et d'amour à un prince qui a fait le bonheur de la province.

D'après une décision du 16 février dernier, S. M. a bien voulu permettre que la statue de Stanislas fût érigée sur la place Royale de Nancy; ce sera donc au milieu des monumens dont ce prince a embelli cette ville, que l'on pourra contempler ses traits augustes et se rappeler, en les voyant reproduits par l'art, tous les bienfaits de son règne.

Je ne doute nullement, Messieurs, de tout le zèle que vous allez déployer de nouveau pour augmenter le nombre des souscripteurs.

Recevez, Messieurs, l'assurance de ma parfaite considération.

Le Préfet du département de la Meurthe, Le marquis de FORESTA.

Document publié le 01-01-2004

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