UFC Que Choisir de Nancy et environs

1826 - L'avancement des travaux de la statue de STANISLAS

Les habitans de ce département, comme de tous ceux de l'ancienne province de Lorraine, apprendront sans doute avec un sentiment de bien vive satisfaction que l'un de leurs voeux les plus chers va bientôt se réaliser, que bientôt seront of­ferts à leurs regards les traits chéris de ce roi dont le règne présente une suite non interrompue de bienfaits et d'utiles institutions.

Depuis le jour où fut conçue la noble pensée de donner à sa mémoire ce témoignage de gratitude et d'amour, l'ad­ministration n'a négligé aucun moyen pour en accélérer l'ac­complissement. Elle a réuni les offrandes spontanément votées, en a recueilli de nouvelles, s'est entourée de toutes les lumières, de tous les documens nécessaires pour rendre ce monument digne de son objet. Enfin elle s'est occupée du choix de l'artiste auquel l'exécution en serait confiée.

Ce dernier point surtout présentait de nombreuses difficultés, Un juste sentiment de patriotisme faisait désirer de fixer ce choix sur un artiste Lorrain. C'était d'ailleurs un hommage de plus rendu à la mémoire du roi Stanislas que de choisir dans le pays même où il avait fait naître le goût des arts, l'artiste chargé de reproduire son image.

Une heureuse circonstance a permis de réaliser ce voeu. Un sculpteur Lorrain , pensionnaire du gouvernement à Rome, M. Jacquot, dont le talent distingué était garanti par des succès et par les plus honorables témoignages, a paru à la commission centrale digne de toute sa confiance. Ce jeune artiste vient de la justifier pleinement. Il a présenté un modèle, haut de trois pieds et demi, de la statue à ériger à Stanislas, qui a réuni les suffrages des plus habiles maîtres de la capitale, et que la commission, dans sa séance du 12 du courant, a unanime­ment adopté. Il se trouve actuellement exposé dans l'une des salles de l'hôtel-de-ville de Nancy , où tous les jours le pu­blic est admis à le voir.

En conséquence il vient d'être conclu, entre la commission centrale et M. Jacquot , un traité par lequel cet artiste est chargé de la statue et de tout ce qui peut s'y rattacher. Il doit se rendre incessamment à Paris pour sen occuper. Ainsi l'exécution du monument à ériger à la mémoire du roi Stanislas est, dès ce moment, en pleine activité.

Une nouvelle aussi impatiemment attendue par tous les Lorrains ne peut manquer de ranimer le zèle avec lequel ils ont , pour la plupart, concouru à cette honorable entreprise. Ceux d'entr'eux qui n'y ont point encore participé seront sans doute jaloux d'unir leur offrande à celle des premiers souscripteurs. Il est permis de l'espérer avec d'autant plus de confiance que le produit de la souscription n'atteint point encore la somme allouée à M. Jacquot. Un monument qui doit perpétuer le sou­venir des vertus d'un bon roi, et attester la reconnaissance de ses anciens sujets , serait sans doute peu digne de cette double destination s'il n'était élevé uniquement au moyen de souscriptions volontaires.

MM. les maires et les percepteurs restent toujours chargés, comme par le passé, de recevoir les souscriptions. Ils en fe­ront parvenir l'état et le montant à M. le receveur-général par l'intermédiaire de MM. les receveurs particuliers.

Document publié le 01-01-2004

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