UFC Que Choisir de Nancy et environs

1838 - La destruction des arbres au bord des routes

Nancy, le 14 avril 1838.

MESSIEURS,

En faisant effectuer les plantations sur le sol même des routes du département de la Meurthe, l'administration des ponts et chaussées exécute une oeuvre de grande utilité publique et affranchit les riverains d'une servitude extrêmement onéreuse.

'avais lieu d'espérer que ces plantations, qui d'ailleurs ne causent aucun tort à personne, seraient respectées, mais il n'en a pas été ainsi, et, sur quelques points, on a coupé ou arraché des arbres nouvellement plantés sur nos routes.

Un exemple de répression sévère était nécessaire pour faire cesser un pareil vandalisme, et le tribunal de Sarrebourg vient de le donner, en condamnant, le 6 du courant, un nommé Gouy, de Loudrefing, convaincu de la destruction de cinq arbres de la nouvelle plantation de la route départementale n° 1, à cinq mois de prison et aux frais du procès, liquidés à 49 fr. 50 cent.

J'invite les Maires de tontes les communes dont le territoire est traversé par des routes royales ou départementales, à donner lecture publique de la présente circulaire à l'issue de la messe paroissiale du dimanche qui suivra sa réception, et à faire connaître à leurs administrés que j'appellerai toute la rigueur des lois sur ceux qui se permettront de détruire ou de dégrader les arbres plantés sur les routes, et, qu'ils doivent surtout recommander à leurs enfants de. ne point y toucher, lorsqu'ils vont aux champs.

Enfin, je recommande à cet égard la plus grande surveillance â MM. les Maires et adjoints, à la gendarmerie, aux cantonniers ainsi qu'aux gardes champêtres, et j'invite les uns et les autres. à rédiger, pour m'être adressés sans retard, des procès-verbaux contre tout individu qui aura détruit ou dégradé les arbres plantés sur les routes.

Recevez, Messieurs, l'assurance de ma considération distinguée.
Le Préfet de la Meurthe, L. ARNAULT.

Document publié le 01-01-2004

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