UFC Que Choisir de Nancy et environs

1859 - Les mauvais traitements d'animaux

Nancy, le 23 août 1859.
LE PRÉFET DE LA MEURTHE, Officier de l'Ordre Impérial de la Légion d'honneur, Commandeur des Ordres de Saint-Grégoire-le-Grand et de Charles III d'Espagne;
A MM. les Sous-Préfets, Maires, Officiers de gendarmerie et Commissaires de police.
MESSIEURS,

La loi du 2 juillet 1850, voulant mettre un terme à des actes de brutalité qui se sont trop souvent produits, dispose que ceux qui auront exercé publiquement et abusivement de mauvais traitements envers les animaux domestiques, seront punis d'une amende de cinq à quinze francs, et pourront l'être d'un à cinq jours de prison. La peine de la prison sera toujours appliquée en cas de récidive.
Ces dispositions ne paraissent pas, jusqu'à présent, avoir été appliquées partout avec une vigilance et une fermeté suffisantes, et dès lors la loi n'a pas produit tous les résultats attendus.

Je crois devoir, Messieurs, appeler d'une manière toute particulière votre attention sur la nécessité de prendre sans retard les mesures convenables pour remédier aux abus de ce genre qui se produisent encore, et assurer partout la stricte exécution de la loi du 2 juillet 1850. Les actes de brutalité commis sur les animaux ont pour résultats directs d'appauvrir les races et de les mettre hors d'état de rendre à l'homme tous les services sur lesquels il pouvait compter. J'ajouterai qu'ils affectent péniblement les personnes qui en sont témoins ; qu'ils éteignent tout sentiment d'humanité dans le coeur de ceux qui s'y livrent et les disposent à user plus tard envers leurs semblables de la même violence et des mêmes traitements. Je ne puis donc que vous inviter à faire ce qui dépendra de vous pour réprimer ces fâcheux abus, en déférant aux tribunaux ceux qui s'en rendraient coupables à l'avenir.

Recevez, Messieurs, l'assurance de ma considération très-distinguée.
Le Préfet,
Albert LENGLÉ.

Document publié le 01-01-2004

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