UFC Que Choisir de Nancy et environs

1862 - Les prix des écrivains publics

Nancy, le 27 août 1862.
MESSIEURS,

Je suis informé que dans plusieurs localités du département, notamment dans l'arrondissement de Lunéville, les anciens militaires de la République et de l'Empire dont les services et la position malheureuse sont des titres à la bienveillance du Gouvernement, s'adressent à des écrivains publics qui, pour rédiger les demandes de secours qu'ils adressent à l'autorité, ne craignent pas de réclamer pour salaire, 3, 7 et même 8 francs.

Cette rémunération est évidemment trop élevée et absorbe, lorsque demandes aboutissent, une partie notable du secours accordé.

Il est du devoir de l'administration de mettre un terme à une exploitation aussi regrettable, et je compte pour atteindre ce but, sur l'intérêt que vous portez à vos administrés. Je vous prie donc, messieurs, dans le cas où il existerait dans votre commune des anciens militaires de cette catégorie, en situation de solliciter, soit un cours viager, soit un secours éventuel, de vouloir bien vous charger vous-mêmes de la rédaction de leurs demandes ou recourir à l'obligeance de l'instituteur, qui, je n'en doute pas, s'empressera de sonder les vues de l'administration et de rendre service à de braves gens dont la position est exceptionnellement digne d'intérêt.

Vous auriez soin, dans ce cas, tant pour la rédaction de la pétition que pour les pièces à y joindre, de vous conformer à la note insérée au Recueil des actes administratifs de 1861, page 198.
Recevez, Messieurs, l'assurance de ma considération très-distinguée.
Le Préfet,
G. DE SAINT-PAUL.

Document publié le 01-01-2004

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