UFC Que Choisir de Nancy et environs

1827 - La vaccination contre la variole

Nancy, le 2 avril 1827.

Messieurs, le Comité central de vaccine s' est réuni à la Préfecture le 22 du mois dernier , pour entendre le rapport de M. le docteur Serrières sur les vaccinations qui ont eu lieu en 1826. Le Comité a vu avec regret que le nombre des vaccinations de cette année était de beaucoup inférieur à celui des années précédentes , et d'autre part, que le nombre des individus qui ont été atteints de la petite vérole et de ceux qui ont succombé à cette maladie a été beaucoup plus considérable.

Le nombre des naissances en 1826, a été de 12882 individus, et celui des vaccinations de 9762.
2470 Individus ont été atteints de la Petite vérole ; 330 en sont morts , et 127 en sont restés estropiés ou défigurés. Ces tristes résultats d'une maladie meurtrière dont il est si facile de se garantir, accusent autant le défaut de zèle de la plupart de MM. les Maires , que l'indifférence coupable de quelques familles , indifférence dont elles ont porté la peine.

Faisons de nouveaux efforts, Messieurs, pour éloigner de cette contrée le fléau de la petite vérole; invitez les parens qui ont des enfans non-vaccinés, à les présenter aux vaccinateurs. Formez dès à présent, un état nominatif de tous les individus qui n'ont point été soumis à ce préservatif, pour le remettre aux vaccinateurs, lorsqu'ils se rendront dans vos communes. Priez MM. les curés et desservans de vous seconder, espérons que par nos efforts réunis, nous arracherons des victimes à un fléau qui en moissonne toujours un grand nombre, là où il paraît.

Je vous invite à relire avec soin l' Arrêté du 19 juillet 1820, (page 263 du Recueil administratif), et à vous conformer exactement à tout ce qui vous y concerne, et surtout à ne pas permettre que les instituteurs et institutrices reçoivent dans les écoles publiques, des enfans qui n'auraient point été vaccinés, ou qui n’auraient point eu la petite vérole.

Je vous envoie ci-après un arrêté à l'exécution duquel vous devez concourir. Je vous recommande très-particulièrement de seconder de tout votre pouvoir à MM. les vaccinateurs qui sont chargés de me signaler ceux de MM. les Maires dont ils auraient à se plaindre sous ce rapport.
Recevez, Messieurs, l'assurance de ma parfaite consideration.

Le Préfet de la Meurthe,
Le Marquis DE FORESTA.

Document publié le 01-01-2004

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