UFC Que Choisir de Nancy et environs

1815 - L'appel à la délation des maires

Nancy, le 13 décembre 1815.


Messieurs, je remarque avec peine que vous n'apportez pas assez d'activité à rendre compte des délits qui se commettent dans vos communes. Vous devez cependant sentir, dans ce moment plus que jamais, l'importance d'entretenir, soit avec MM. les sous-préfets, soit avec moi, des communications fréquentes et rapides.

Plus la punition d'un délit est prompte, plus l'exemple est frappant et salutaire. Vos attributions vous imposent l'obligation de m'instruire sur-le-champ, et dans les vingt-quatre heures au plus tard, de tout événement qui intéresse la tranquillité publique, et qui se rattache à la police, sans préjudice au compte que vous devez en rendre à MM. les sous-préfets et à l'autorité judiciaire. Je vous recommande de ne pas négliger cette disposition, qui est de rigueur.

C'est ainsi que vous me mettrez à même de faire rentrer dans le devoir ceux qui seraient tentés de s'en écarter, et de punir sans délai l'homme qui se serait rendu coupable. Alors, je pourrai aussi mettre, dans l'envoi de mes rapports aux ministres du roi, l'activité qui m'est prescrite ; et ce sera toujours avec un nouveau plaisir que je ferai remarquer à Leurs Exc. ceux d'entre vous qui se distingueront par leur exactitude.

Recevez, Messieurs, l'assurance de mon sincère attachement.
Signé : le comte DE KERSAINT.

Document publié le 01-01-2004

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