UFC Que Choisir de Nancy et environs

1820 - L'entretien des routes

Nancy, le 26 décembre 1820.

Messieurs, MM. les ingénieurs des ponts-et-chaussées m'ont informé qu'il existait dans les traverses des communes situées sur les grandes routes, une si grande quantité de boue, qu'il leur était impossible de faire l'emploi des matériaux qui y sont déposés pour les réparer, parce qu'ils seraient entièrement perdus et ne produiraient aucun effet.

Il va être donné aux cantonniers des ordres pour ramasser cette boue sur les côtés de la route ; mais cette mesure serait incomplète sans le concours de vos administrés.

Mêlée avec du fumier ou répandue sur les terres, cette boue peut servir d'un excellent engrais. On sait d'ailleurs que dans les temps de pluie elle exhale une odeur malsaine. Ainsi dans le triple objet de contribuer à une circulation plus facile, de faire disparaître une cause d'insalubrité, et d'améliorer les terres, il devient utile et nécessaire de procéder à l'enlèvement de cette boue. Je vous engage à inviter les habitans de vos communes à s'en occuper sans délai, et je ne doute point qu'ils ne suivent vos exhortations et votre exemple.

Recevez, Messieurs, l'assurance de ma parfaite considération.
Le maître des requêtes, préfet de la Meurthe,
Le vicomte DE VILLENEUVE.

Document publié le 01-01-2004

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