UFC Que Choisir de Nancy et environs

1822 - La pollution des usines à souffre

Nancy, le 18 mai 1822.

Messieurs, les ateliers dans lesquels on expose à la vapeur du souffre en combustion, les étoffes de laine ou de soie et d'autres substances que l'on veut blanchir, donnent souvent lieu à des plaintes fondées, parce qu'ils laissent échapper des gaz qui, mélangés avec l'air atmosphérique, gênent la respiration et nuisent à la santé.

Sur l'invitation de M. le préfet de police, le conseil de salubrité de la ville de Paris a recherché les moyens d'assainir les ateliers qui sont généralement connus sous le nom de Souffroirs, et en faisant disparaître les vices de leur construction actuelle, ou est parvenu à les rendre entièrement salubres ; ce qui a été reconnu et constaté par diverses expériences.

Le conseil de salubrité de la ville de Paris a rédigé une instruction qui indique un meilleur mode de construire les Souffroirs; elle a reçu l'approbation du comité consultatif des arts et manufactures, attaché au ministère de l'intérieur.
Son Excellence m'ayant adressé quelques exemplaires de cette instruction , je viens d'en envoyer un à chacun de MM. les sous-préfets ; comme il est très-important d'en répandre la connaissance dans le public, je vous prie d'informer de ce dépôt les personnes qui font usage du souffre pour le blanchiment des étoffes ou des toiles , en les invitant à s'adresser à M. le sous-préfet de leur arrondissement, qui leur communiquera , avec empressement, l'instruction dont il s'agit, afin qu'elles puissent en faire l'application à leurs établissemens.

Recevez, Messieurs, l'assurance de ma parfaite considération.
Le maître des requêtes, préfet de la Meurthe,
Le vicomte DE VILLENEUVE.

Document publié le 01-01-2004

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