UFC Que Choisir de Nancy et environs

1880 - La repression du braconnage

Nancy, le 12 janvier 1880.

Messieurs,

L'époque de la clôture de la chasse a été avancée cette année à cause des plaintes nombreuses qui ont signalé la rareté du gibier, causée par rigueur exceptionnelle du froid, la persistance de la neige et les déprédations des braconniers ; et, en prescrivant une seule et même date pour fermer la chasse dans tous les départements, l'administration supérieure a eu surtout en vue de généraliser l'interdiction de vendre, acheter ou colporter le gibier. Mais, pour que cette mesure soit efficace, il importe qu'une surveillance active soit exercée d'une manière incessante et que des procès-verbaux soient dressés contre tous les individus qui auront enfreint la loi sur la chasse.

Dans ce but, je vous prie de vouloir bien donner les ordres les plus sévères aux agents de police, aux gardes champêtres et aux gendarmes afin qu'ils donnent tous leurs soins à la stricte exécution de la loi.

Recevez, Messieurs, l'assurance de ma considération la plus distinguée.

Le Préfet, M. BAILS.


Nancy, le 16 avril 1880.

A MM. les Sous-Préfets et MM. les Maires du département.

Circulaire.

Messieurs,

J'ai l'honneur d'appeler toute votre attention sur l'importante circulaire, reproduite ci-après, qui m'a été adressée par M. le Ministre de l'intérieur et des Cultes. Cette circulaire est une réponse catégorique aux commentaires passionnés et aux attaques violentes auxquels a donné lieu la publication des décrets du 29 mars 1880, concernant les congrégations religieuses non autorisées.

Vous trouverez dans l'instruction ministérielle les intentions du Gouvernement indiquées avec une clarté qui ne peut laisser subsister aucun doute dans l'esprit des hommes de bonne foi que n'aveugle pas la passion politique.

Les décrets du 29 mars, vous pouvez l'affirmer hautement autour de vous, ne sont que l'application du principe de l'égalité devant la la loi, auquel nul ne peut se soustraire. Ils ne constituent ni une entreprise contre la liberté des consciences, ni une persécution contre la religion catholique qui est et demeurera entourée, sous le Gouvernement de la République, du même respect que sous les régimes précédents.

Pénétré de cette pensée et comptant sur votre vigilant concours, je m'efforcerai d'assurer l'indépendance des ministres du culte dans l'accomplissement régulier de leurs devoirs. Je saurai en même temps exiger, s'il le faut, le respect dû par tous aux pouvoirs civils et à la loi.

Recevez, Messieurs, l'assurance de ma considération la plus distinguée.

Le Préfet de Meurthe-et-Moselle,
M. BAILE.

Document publié le 01-01-2004

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