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1815 - La délinquance à St Nicolas de Port

Le préfet, instruit de ces désordres, fit envoyer, le 14 décembre, à Saint-Nicolas, des gendarmes qui avaient ordre de s'entendre avec M. le maire, pour tâcher de surprendre les coupables. Mais, dès le 13, M. le maire de Rosières, ayant réuni la garde nationale de sa commune, avait fait une fouille inopinée dans les bois, et avait fait arrêter huit ou neuf individus qui n'avaient pu parvenir à se sauver. Tout est rentré dans l'ordre ; et la gendarmerie , embusquée le lendemain , n'a rien découvert. Les délinquans sont livrés aux tribunaux.
Il est recommandé à MM. les maires de suivre l'exemple de leur collègue de la commune de Rosières, pour mettre fin à des délits que les circonstances ont pu rendre un moment excusables; mais qui , aujourd'hui, doivent être poursuivis avec rigueur. A défaut de garde nationale organisée, une réunion de bons citoyens rendra le même service. M. le conservateur des forêts a renouvellé ses ordres , à cet égard, aux agens de son administration. MM. les maires seront aussi puissamment secondés par la gendarmerie, lorsqu'ils réclameront son concours.
Nancy, le 17 décembre 1815.
Le contre-amiral, préfet de la Meurthe,
Signé, le comte DE KERSAINT.

Document publié le 01-01-2004

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