UFC Que Choisir de Nancy et environs

1912 - Les pannes des avions militaires

Nancy, le 10 décembre 1912.

Le Préfet à MM. Les Maires,

Il peut arriver que des aviateurs militaires, se trouvant au cours d'un voyage aérien, contraints d'atterrir en dehors d'un aérodrome, loin de toute garnison ou d'une brigade de gendarmerie, soient dans la nécessité de faire assurer, pendant un certain temps, la garde de leur appareil.

J'ai l'honneur de vous informer qu'en l'espèce, les aviateurs vous demanderont des hommes de confiance volontaires, qui se chargeront de surveiller l'appareil, moyennant une rétribution payée directement par les aviateurs et fixée à cinq (5) francs par douze heures de garde pour chaque gardien.

Je compte sur votre dévouement pour faire assurer cette surveillance dans de bonnes conditions.

En cas d'accident grave, il vous appartiendra de prendre, vous-même et d'urgence, toutes les mesures nécessaires pour assurer la surveillance des appareils et empêcher le public d'en approcher.

Il est indispensable, en effet, pour que l'on puisse déterminer les causes des accidents, qu'après avoir, s'il y a lieu, fait le nécessaire pour dégager l'aviateur, on laisse, autant que possible, l'appareil dans la situation exacte où il se trouve après sa chute.

Le Préfet,
Adolphe BONNET.

Document publié le 01-01-2004

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