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1815 - Les sapeurs pompiers russes

. M. le Préfet et M. le secrétaire général s'y sont rendus sur-le-champ pour diriger les secours. Grâce à l'activité des pompiers, secondés par les citoyens et quelques soldats russes, cet accident n'a eu aucune suite fâcheuse. Les marchandises qui étaient entassées dans un magasin , à côté de l'écurie, ont été toutes sauvées. La cause de cet incendie est attribuée à un domestique imprudent, qui couchait dans l'écurie, et qui y a mis le feu avec sa pipe ou avec sa chandelle. M. le préfet et M. le secrétaire général n'ont quitté le lieu de l'incendie que quand le feu a été entièrement éteint. La garnison russe a montré, dans cette circonstance, beaucoup d'empressement à porter les secours et à maintenir l'ordre. M. le préfet en a témoigné sa satisfaction particulière, par la lettre ci-jointe, à M. le général-major de Poncet, chef de l'état-major-général de la 12ème division russe, à Nancy.


Le contre-amiral, préfet du département de la Meurthe, à M. le général-major de Poncet, chef de l'état-major-général du 12ème corps d'armée russe, à Nancy.
« Monsieur le général, j'ai été témoin, la nuit dernière, de l'empressement avec lequel les troupes de votre division se sont portées au lieu où un incendie s'est manifesté dans cette ville. Les hommes de garde ont maintenu l'ordre et ont veillé à la conservation des effets sauvés.

Plusieurs, qui n'étaient pas sous les armes, ont aidé, avec une activité soutenue, à éteindre le feu. Je vous prie, au nom de la ville de Nancy, de vouloir bien témoigner aux uns et aux autres sa vive gratitude. Veuillez l'exprimer particulièrement à l'officier russe qui commandait le détachement, et qui s'est fait personnellement remarquer par son zèle et son intelligence. Je vous renouvelle, M. le général, l'assurance de la considération distinguée, avec laquelle j'ai l'honneur d'être, etc. »

Signé, le comte DE KERSAINT.

Document publié le 01-03-2004

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